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Valérie BOURGAULT-BÉLAND 
PRIX JEAN PITRE ET CLAUDE LECLERC
Réflexion mycorhyzienne 
2022 
Refente de cuir sur structure de métal et huile sur toile 
Sculpture : 70 x 60 x 50 cm 
Tableau : 127 x 200 cm 
Le corps, tout comme la matière, a ses limites. Si l’on distingue facilement les frontières physiques qui délimitent notre propre corps à l’intérieur de l’environnement qu’il occupe, il est toutefois plus ardu d’en saisir la réelle finitude, car dénué de son environnement, l’être humain ne peut exister. Quelles sont donc les limites du corps qu’on s’acharne à individualiser? Comment la matière qui l’entoure et qu’on transforme en annihile-t-elle la liminarité? C’est du creux de ce nœud métaphysique qu’émerge le projet Réflexion mycorhizienne, qui interroge l’espace liminaire se situant entre corps et matière en s’inspirant de la mycorhize, cette association symbiotique qui existe entre le champignon et le système racinaire d’un végétal. En abordant le sujet de l’interconnectivité des êtres grâce à différentes matérialités, mon projet est de redéfinir le potentiel d’expression de la matière ainsi que son agentivité. 
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